Les premiers jours de l'année 2015 nous offrent, malgré qu'elle soient courtes, de belles après midi. Le vent très frais s'engouffre dans les bâtiments de la maternité où je passe régulièrement. C'est dans ces moments que l'on peut réfléchir à ce genre de détails simples de la vie alors qu'à côté de ça, il y a un grand moment, encore inconnu à ce jour pour moi, qui se prépare.
Etre avec elle n'a pas été une interrogation. La peur de manquer ce passage de ma vie avait rendu évidente ma présence, même si le sentiment de ne pas être utile, acteur de ce qu'il se passait, pouvait se faire ressentir. Au final, il faut surement, dans ces moments là, accepter de ne rien contrôler.
Depuis ce 23 janvier 2015, de toutes façons comme tous les pères, je ne peux plus tout maîtriser.
Depuis quelques temps, les journées sont longues et les nuits sont courtes. J'ai toujours la sensation de nous voir dans un film, au ralenti.